Chapitre 35 – Les Esprits et le Tyran
I
Ils se trouvèrent sur une sorte de lac. L’eau était solide comme de la roche. Ils pouvaient voir le haut de la montagne sous leurs pieds. Ils semblent être sur un immense lac qui agissaitt comme un sol de verre aqueux pour le ciel au-dessus de la montagne. Ils remarquèrent qu’ils ne ressentaient plus leurs besoins biologiques comme l’avait dit Edvard. Cependant, ils pouvaient encore ressentir la température et être blessés d’après les histoires qu’il avait racontées sur son exploration du Monde Divin avec Ricina.
Edvard et Apollonia essayèrent d’utiliser leurs pouvoirs et réussirent. Cependant la sensation était différente pour les deux. Comme s’ils recevaient toujours leurs pouvoirs en tant que catalyseur mais… différemment ? Apollonia, en tant que paladin, utilisait ses pouvoirs comme s’ils étaient les siens avec la sensation et le savoir permanent que c’était un cadeau d’une entité d’un autre monde. Qu’il soit un esprit ou un dieu. Dans ce monde, elle les utilisait comme d’habitude, de même pour Edvard. Cependant la sensation d’utiliser une magie qui n’était pas sienne à la base était comme plus… brute. D’après les recherches des érudits qui ont éduqué Apollonia en tant que reine, le monde des esprits serait connecté par certains endroits au monde divin. La connexion entre eux et la source de leur magie était donc plus puissante. Sans être coupée comme s’ils étaient dans le plan divin.
Ils progressèrent sur le lac en ayant en lvue une structure au loin. Ils virent une sorte de structure où des nuages noirs s’accumulaient autour, des sortes d’éclairs orange semblaient en émaner. Les deux Disciples ressentirent en leurs fors intérieurs que leur objectif s’y trouvait. Comme si les dieux le leur murmuraient à l’oreille.
Après plusieurs dizaines de minutes de marches, ils virent une créature les approcher. C’était une grenouille grosse comme un chat aux yeux lumineux. Elle se présenta :
- ? B’jour, vous devez être les Héros aux Crocs-écarlates. Je suis Sywa, un petit esprit des eaux. Vous devez s?rement chercher l’Essence des Anciens comme le disent les vouivres. La relique se trouve là-bas, dans le monolithe de Badakirg. Ce méchant démon tyrannise le monde des esprits en puisant sa force pour s’en nourrir. ?a énerve la plupart des esprits. Les vouivres sont plus sages, elles. Elles essayent de nous guider et nous ont parlé de vous ! Les Héros aux Crocs-écarlates. Le nom est impressionnant, non ? Elles vous voient dans leurs visions. Vous devez vous rendre à Kergadorüm, la cité des morts, si vous voulez vous rendre dans le monolithe et prendre votre relique. Mon amie, une des vouivres, m’a dit de vous attendre ici. J’ai pas attendu longtemps si c’est ce que vous voulez savoir. Pour atteindre la cité, on doit traverser la Forêt des Perdus, la Grotte des Manges-Visages, les Plaines de Glace-Vent et nous serons arrivés à la cité de Carnadus ! Bien ! Je serais votre guide comme l’ont dit les vouivres ! Suivez-moi, Héros aux Crocs-écarlates ! ?
à l’entente de ce terme, Apollonia donna un petit coup d’épaule à Aldric et lui montra ses crocs canins dans un grand sourire. Aldric rigola et lui montre aussi ses crocs aiguisés dans un grand sourire. Les deux gloussèrent et progressèrent avec le reste du groupe. Edvard et Elusco aper?urent brièvement cet échange et se regardèrent sans savoir quoi penser de leurs compagnons de vie respectif
- ? Humour d’erdoss… ? pensèrent-ils.
Ricina, elle, n’en avait rien à faire.
II
Ils arrivèrent à une forêt où les arbres avaient des sortes de visages et parlaient entre eux dans une langue que seuls Apollonia et Elusco comprenaient. Les arbres étaient blancs aux feuilles roses ou violettes. Les arbres parlaient entre eux de la menace qu’impose Badakirg pour le Monde des Esprits et leur tranquillité. Un arbre se leva, arracha ses racines et changea de position en s’enracinant de nouveau et dit dans la langue des esprits :
- ? Mmmh, j’ai du mal à dormir avec tous vos bla-bla… ?
Ils marchaient avec la tête qui tournait. Ils finirent par sortir de la forêt qui leur donnait la sensation d’être perdus en permanence. Ils le seraient s’ils n’avaient pas Sywa pour les guider. Ils progressaient vers une structure rocheuse où se trouvait une fissure apparente.
- ? C’est l’entrée de la grotte. C’est un raccourci pour aller à Kergadorüm. Par contre, les esprits qui vivent à l’intérieur sont devenus fous avec le chaos que créé Badakirg. Normalement, ils étaient juste méchants, grognons et lan?aient des insultes à ceux qui passaient dans leur grotte. Maintenant, ils sont carrément devenus agressifs au moindre esprit qui pénètrent dans leur domaine. Ne vous en faites pas, nous, esprits, ne pouvons pas mourir dans notre monde. Juste réduit à l’état d’énergie temporairement si notre enveloppe physique est trop endommagée. Après quoi, nous dormons un moment puis réapparaissons où nous voulons dans le Monde des Esprits. Ne retenez pas vos coups contre les Manges-Visages. Allez ! En avant, dans la grotte ! ?
Ils entrèrent donc et ils marchèrent dans un couloir rocheux rouge avant d’arriver dans une grande caverne où ils virent la lumière de la sortie. Elusco les éclairait avec des orbes de lumière.
Les sens d’Aldric s’affolèrent, de même pour ceux d’Apollonia.
- ? Des ennemis au-dessus ! ?
- ? Des chauves-souris ? Je vais préparer ma fro… AU PUTAIN DE MERDE !!! ?
Des araignées de la taille de Ricina tombèrent du plafond rocheux. Leurs corps étaient noirs et leurs abdomens brillaient de lumières multicolores.
Aldric en pulvérisa plusieurs avec son étoile du matin. Apollonia et Edvard en tranchèrent plusieurs avec leurs épées. Elles étaient rapides, mais clairement pas habitué au combat contre des personnes maniant des armes.
Une fon?a vers Ricina et la gnome paniqua et trébucha. L’araignée sauta, Ricina sortit un pic de guerre et mit un coup rapide. Il se planta dans la tête de la bête qui s’écroula sur Ricina. Elle haletait. Son c?ur battait la chamade.
Elusco en affrontait deux. Son visage montrait sa peur, sa terreur, son arachnophobie. Il envoya des coups de vent avec des mouvements secs de son baton, pour les repousser. Il créa un d?me d’énergie autour de lui en tombant à la renverse. Les araignées commen?aient à planter leurs crocs dans la barrière pour la détruire. Il secoua son baton près de sa main. Il agita l’ambre qui s’embrasa, puis s’éteignit. Il n’arrivait pas à se concentrer sur un sort. Il lacha son baton. Embrasa ses mains au point que cela le fit souffrir. Elles se carbonisèrent et des orbes de flammes apparurent à l’intérieur, visible par les trous qui se formait. Comme si ses mains étaient désormais creuses et remplit de tourbillons de flammes. Il envoya deux puissantes explosions de flammes sur les deux araignées. Les deux explosaient en fumée comme toutes les autres ? tuées ?. Les mains d’Elusco tombèrent en cendre, os inclut. Il inspira et expira rapidement, tentant de se calmer et de calmer la douleur.
La dernière araignée fut vaincue par Edvard et transformée en fumée. Les guerriers se regardèrent entre eux, fiers de leurs combats. Ils regardèrent Ricina tremblotante et haletante, le visage pale comme un mort. De même que le visage d’Elusco, qui avait des moignons noirs charbon et fumant à la place des mains. Edvard accourut vers Ricina et Aldric et Apollonia foncèrent vers Elusco.
Aldric vit la peur dans son regard et le prit dans ses bras. Il avait bien fait d’éviter les araignées géantes près d’Astrikiel. Il avait entendu parler de la peur des araignées d’Elusco. De là à utiliser l’auto-sacrifice pour les tuer. Vu la terreur sur son visage, il comprenait son choix. Il lui caressa la tête et le rassurait avec des mots doux. Apollonia paniquait et ne savait pas quoi faire pour les mains d’Elusco. Ce genre de soins étaient en hors de la portée des Disciples et des mages.
- ? Comment son sort de feu a pu dégénérer de la sorte ! Ce n’est même pas son élément principal ou secondaire ! ? cria Apollonia en essayant de le soigner.
Elusco finit par reprendre ses esprits et activa sa régénération. Ses mains se recréèrent.
- ? Par les dieux ! Comment tu… ne refais pas ce genre de sort, les risques sont trop grands ! ?
- ? J’ai déjà sacrifié mes deux avants bras pour sauver mes amis. Deux mains, ce n’est pas cher payer avec ma régénération. ?
- ? Le sermon d’Adnama sur l’usage intensif de l’auto-sacrifice et de l’auto-hémomancie sur ton corps n’a pas suffi. Tu as été convalescent pendant deux mois, je te signale ! ? s’exclama Aldric.
- ? Je n’avais pas d’autres moyens. Le sort d’auto-sacrifice demande peu de concentration en échange d’un sacrifice physique. Je ne pouvais pas incanter de sort offensif classique ni utiliser des sorts d’eau car, il n’y en avait tout simplement pas dans la grotte ! ?
- ? D’accord, d’accord. Ne nous disputons pas… ? dit-il en le serrant dans ses bras.
Ils sortirent de la grotte. Ricina se rapprocha d’Elusco.
- ? Alors toi aussi des monstres te font peur ? ?
- ? Oui. Surtout ceux de ce genre. ? répondit-t-il.
Ils voyaient désormais une large plaine à l’herbe blanche. Du vent semblait balayer l’herbe courte des plaines au loin. Sywa leur montrait le chemin en les prévenant que le froid de la région était intense, même pour un esprit. Alors pour un mortel, elle n’imaginait pas. Elle connaissait des endroits où l’on pouvait s’abriter du froid dans ces plaines. Elle demanda juste à Elusco d’éviter de leur redonner une frayeur en réduisant ses mains en cendres. Il acquies?a en disant que ce n’était que la deuxième fois qu’il incantait ce sort de sa vie. Au moins il était resté conscient pour se régénérer rapidement.
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Ils marchèrent dans les Plaines de Glace-Vent.
III
Ils traversèrent les plaines au vent gla?ial. Le froid était tel qu’il en était douloureux jusqu’aux os. Elusco y était quasiment immunisé grace à son affinité avec l’élément du Froid. Les trois pouvant faire de la magie enflammèrent une de leurs mains pour se réchauffer. Aldric ne craignait pas vraiment le froid grace à sa fourrure épaisse. En plus, il était habitué à la vie en nature dans le Long Automne. Sywa se cacha dans sa large cape pour rester au chaud. Apollonia, malgré sa fourrure, s’était quand même habituée à la chaleur du palais Gruvengardien. Le froid était donc mordant pour elle. Elle serrait fort contre elle sa main enflammée. Edvard enflamma ses deux mains en les mettant près de son torse et de son visage pour se réchauffer. Ricina se colla à Elusco. Elle était morte de froid. Le mage utilisa l’auto-hémomancie pour réchauffer son corps et le faire émaner de la chaleur en plus d’utiliser la flamme de sa main gauche pour réchauffer Ricina.
- ? J-j-j-je t-t-t-te r-r-r-remercierait p-p-p-p-plus t-t-t-tard. ? dit-elle à l’elfe.
- ? Pas besoin de remerciement. Atteignons déjà le grand rocher dont a parlé Sywa. ?
Ils atteignirent le grand rocher qui les protégeait du vent glacial. Ils se réchauffèrent.
Apollonia demanda à Elusco quel était le malaise entre lui, le mage-peintre et le templier qu’ils eurent rencontré. Il expliqua :
- ? Il y a cela quatre hivers, ce duo d’aventuriers invoqua un esprit avec un sort dans la région des Grands-Bois. L’esprit qu’ils avaient invoqué était… pour ainsi dire… incontr?lable. ? commen?a Elusco.
- ? Quel genre d’adversaire peut forcer un mage à invoquer un tel esprit ? ? demanda Apollonia.
- ? Deux kobolds… sans armures… armés seulement d’une hachette pour l’un et d’un petit couteau pour l’autre. ?
Un silence retentit dans le groupe. Sywa était consternée.
- ? Ils fuirent le lieu où ils l’eurent invoqué. Sauf que l’esprit, trop puissant et rapide, les avait suivi jusqu’à un bourg. Adnama d? donc intervenir sur la demande de Divonutib. Elle les ramena après chez elle pour les sermonner et… ?
- ? Et quoi ? C’est quoi la suite ? ? questionna Ricina.
- ? Ils firent du charme non-stop à Adnama qui trouva ?a tellement mignon qu’ils ont… comment dire… partagé… le même… ?
- ? Stop ! C’est bon on a compris ! Pas besoin de nous faire un dessin surtout que tu parles de ta mère. En plus que tu as dit que c’était il y a quatre hivers, donc tu étais agé de vingt-trois hivers c’est ?a ? ? rajouta Ricina.
- ? Oui, les deux étaient plus jeunes que moi… et j’étais retourné chez elle pour passer un peu de temps avec ma mère et lui parler de mes aventures jusqu’à ce que… le reste se produit. ? conclut l’elfe, embarrassé.
Apollonia lui tapota le dos avec Edvard pour le rassurer et le réconforter vis-à-vis de ce souvenir.
Ils reprirent la route. Ils commen?aient à apercevoir les grandes tours de la cité de Kergadorüm dont leur parlait Sywa.
Le vent glacial se jetait sur eux. Cependant, ils tinrent bon. Au bout de plusieurs longues heures, ils atteignirent des champs aux épis de blé doré et luminescent. Une fois dedans, le vent gla?ant disparut et la chaleur revint. Les manipulateurs de magie éteignirent leurs flammes.
Ils progressèrent et virent des erdoss et des elfes bleutés et luminescents. Ils arrivèrent au bout de plusieurs heures de marche aux portes de la cité : Kergadorüm.
IV
Les maisons étaient en bois et en pierre, construites en cercle et sur plusieurs étages de multiples collines. De larges tours de pierres sont dressées et des créatures à l’apparence de serpents ailés semblaient y faire des aller-retours. Ils se trouvaient au milieu d’une rue où les esprits des anciens et des morts ne semblaient pas prêter grande attention aux vivants présents dans la cité. Il y avait des erdsoss en majorité, suivi des elfes, des nains puis des humains. Une erdoss fon?a vers eux : elle avait la taille d’Edvard, le pelage bleuté comme le reste. Elle était habillée de vêtements simples. Elle fon?a prendre Aldric dans ses bras. Le géant s’écria :
- ? Loreley ! C’est toi ?! ?
Il la serra dans ses bras.
- ? Enfin je te vois, mon gros géant ! Et en vie en plus ! ? elle regarda Apollonia.
- ? Je vois que tu t’es trouvé une compa- ?
- ? Je te présente Elusco ! C’est mon amant ! ? dit-il avant de créer un malentendu gênant.
- ? Un homme et un elfe ?! Pourquoi pas. Tu sais ce que tu fais après tout. Dommage que tu ne puisses pas avoir de descendance avec un homme. Enfin… tu pourras toujours adopter un enfant. ?
- ? En parlant enfant, ne sous-estime pas l’ingéniosité d’un mage. ? dit-il en faisant briller sa main et en agitant ses doigts.
- ? Tu t’es dégoté un MAGE Aldric ?! Wow !!! C’est la première fois de ma vie que j’en vois ! ?
Ils expliquèrent leur mission et elle les conseilla de voir Ishilde la Sage. Elle leur indiqua la route et promit à Aldric de ne pas révéler l’endroit où ils allaient pour éviter qu’Alwine et que Kirsa ne viennent à leur rencontre. Elle dit cela par rapport à leur furie d’avoir été battue par un elfe et un homme qui plus est. Ces deux noms donnèrent des frissons dans la nuque d’Aldric. Elusco le questionna sur le chemin. Et Aldric les décrits comme :
- ? deux erdoss femmes qui rêvait d’avoir des enfants. Si elles apprennent que tu es mon amant, je risque de me prendre leur furie en pleine face. Elles avaient un sacré caractère ! ?
- ? Monsieur était populaire à ce que je vois ! ? se moqua Ricina.
Aldric ne répondit pas.
Sywa les guida jusqu’à chez Ishilde la Sage : une maison au toit pointu et à la grande cheminée.
Ils entrèrent et virent une petite et vieille erdoss aux yeux bandés et à la longue robe touiller la mixture d’une marmite. Un esprit de feu avec un visage se tenait dans le foyer. L’intérieur était en bazar, il y avait des pots, des amphores et des plantes partout. Une étrange odeur agréable flottait dans la maison.
- ? Puisque je te dis qu’elle est déjà parfaite ta mixture ! Combien de fois je vais devoir te le di… Ah ! Des invités ! Ishilde, tu as de la visite ! ?
- ? Attends Brasifière ! Elle est presque prête, il me manque juste un petit truc en plus. ?
Elusco renifla et comprit ce qu’elle préparait. Il sortit une graine d’une de ses sacoches et fit pousser une petite plante qui donna quelques feuilles. Il s’approcha de la dame et lui dit :
- ? Cherchez-vous peut-être cela ? ? dit-il en tenant une plante.
La vieille dame se retourna et vit les feuilles dans sa main.
- ? C’est ?a ! C’est ?a ! ? elle les prit délicatement et les ajouta à la mixture, des flammes roses jaillirent de la marmite.
- ? Voilà ! C’est parfait !!! Merci mon petit !!! Qu’est-ce que je peux faire pour toi en échange ? En plus je vois que tu es un mortel ! ?
- ? On voudrait atteindre le monolithe pour terrasser Badakirg le démon. ?
Elle les observa, remarqua la magie et le talent des groupes malgré ses bandages et dit :
- ? Oh la la ! Avec une telle équipe vous allez l’écraser ! Je vais vous appelez une monture ! ?
Elle sortit en hate et siffla dans la rue. Un serpent ailé, où plut?t une vouivre géante arriva. Elle était longue comme trois galères et large comme une et même quatre une fois ses ailes plumeuses déployées.
- ? Emmène-les à la frontière du Monolithe, Agarda ! Ils sont capables de terrasser ce satané démon ! ?
- ? Ssssi vous le dites ma brave et vieille amie. ? Elle s’abaissa. ? Allez, montez sur mon dos ! Graines de héros ! ?
Les cinq grimpèrent, s’accrochèrent et elle et fon?a à travers le ciel. Un sortilège les maintenait, eux et leurs affaires, à la vouivre, malgré sa vitesse.
Ils ne purent voir ce qui se trouvait au-dessous d’eux. Ils ne pouvaient apercevoir que le monolithe et l’orage à proximité.
La vouivre arriva devant une barrière orange et déposa le groupe.
- ? Je ne peux pas aller plus loin. à vous de gravir le monolithe et de vaincre cccce maudit démon ! ?
Ils traversèrent un champ désolé de sable gris et d’arbres morts et noircis et arrivèrent face au monolithe. Il y avait une porte en pierre noire. Les trois manieurs de magie ouvrirent la porte avec leurs pouvoirs. Ils entrèrent et virent un gigantesque escalier en colima?on.
V
- ? ?a va nous prendre des jours de monter cette tour… ? rala Ricina.
- ? Elusco, Edvard, vous pouvez m’assister sur un miracle ? ? demanda Apollonia.
Les deux s’approchèrent et comprirent le sort ou miracle qu’elle essayait de faire. Edvard pria Dakrès et Elusco serra son baton qui s’illumina. Le vent commen?ait à tourner autour d’eux. Ils se mirent à léviter et Apollonia dit :
- ? Je vais accélérer notre ascension ! Préparez-vous à voler ! ? dit elle en activant le miracle.
Ils s’envolèrent selon la volonté d’Apollonia et atteignirent le sommet. Ils montèrent et virent une créature ténébreuse aux multiples bras et visages se tenir devant eux, serrant un artefact ressemblant à un cor de guerre luminescent. Sywa les avait suivis en se faisant pousser des petites ailes. La magie du groupe lui permettait de pénétrer dans le domaine du démon. Contrairement à la vouivre, qui était trop puissante, et donc repoussée par la barrière.
Aldric se mit devant et encaissa une attaque avec un bras immense du démon. Le choc lui fit à peine mal. Edvard concentra la magie divine dans une grande lance pour rendre son fer lumineux. Il frappa à plusieurs reprises le démon, qui craignait sa magie divine, ennemi de ceux de son espèce. Apollonia se prépara à attaquer et vit que le démon incanta un sort avec ses mains et nombreuses bouches. Elle remarqua l’orage s’animer et incanta un miracle d’Avant-Garde autour d’eux. Avec l’aide d’Elusco, elle permit au d?me protecteur de bénir les armes et projectiles d’Aldric et Ricina. Des éclairs tombaient sur le d?me. Cependant cela ne fit pas flancher Apollonia qui maintenait le miracle. Le démon tenta de l’attaquer en crachant un éclair avec une de ses bouches. Malheureusement pour Badakirg, un puissant bouclier magique était sur Apollonia, la protégeant de l’éclair comme si rien ne s’était produit.
Peu après, le visage ayant incanté le sort se prit une bille de fronde qui explosa au contact grace à la bénédiction d’Apollonia. Ricina détruisit visage après visage. Elusco lui, se concentra sur son incantation alors qu’Aldric tranchait les bras du démon un à un avec sa hache de guerre. Edvard lui porta plusieurs coups de lance ardente dans le torse. Le démon s’écroula avant de se rattraper avec ses bras. Les trois combattants, de mêlée comme de jet, s’acharnaient sur lui avec une précision chirurgicale. Elusco finit son incantation, ses iris rétrécis au maximum. Sa voix devenant grave et résonnant comme le tonnerre. Le démon vit l’énergie spirituelle ambiante se transformer en sphères d’eau et en courant lévitant. L’eau lan?ait ses pics de glaces sur le démon, le transper?ant de part en part.
Edvard invoqua son épée et trancha la dernière tête du démon comme du beurre. Le monstre se désagrégea et se mit à br?ler avant d’exploser.
- ? Il risque de réappara?tre ? ? demanda Apollonia, épuisé par le sort.
- ? C’est un démon ! Pas un esprit ! Il est mort et pour de bon ! Par contre j’ai jamais vu un démon si gros mourir si facilement… ?
- ? C’est parce que c’était un démon des orages inférieur, amélioré par la magie de la relique. Tu confirmes Elusco ? ? demanda le templier.
- ? Oui. Il ne savait pas quoi faire de ses pouvoirs et de son corps. C’était bel et bien un démon inférieur. Un plus puissant aurait réussi à blesser Apollonia, Ricina ou moi. Il était surmené. On a détruit son corps, donc il est mort définitivement. Les démons ne sont pas dotés d’immortalité comme les esprits. ? répondit le mage.
Ils virent le cor et Aldric l’attrapa. Il était assez léger à porter.
L’environnement autour d’eux changea dans une lumière aveuglante. Ils se tenaient désormais au milieu d’une colline remplie de fleurs. Le monolithe et la magie démoniaque avait disparu.
Sywa se concentra, ouvrit un nouveau portail et dit :
- ? Allez-y ! Ce portail vous emmènera au site chamanique d’Abroria ! ?
Ils le traversèrent en vitesse, Aldric tenant le cor de guerre : l’Essence des Anciens.

